Par Guillaume Hennefent
Ba Cissoko nous invite ce premier mars à l'espace Julien pour découvrir en live son quatrième album « Nimissa ». Un univers métissé au carrefour des cultures.
Quand la musique Mandingue part à le rencontre du rock,du jazz, du funk de la salsa dans un éclat envoûtant et entêtant.
C'est d'abord une histoire de famille. En pur héritier de la tradition des griots, Ba (marseillais de nationalité guinéenne), maître et virtuose de la Kora, s'est entouré de ses cousins : Sekou Kouyaté à la kora électrique, Kourou Kouyaté au bolon et à la basse, Abdoulayé Kouyaté à la guitare.
Avec Dartagnan au percussions et à la batterie et la participation du Ava Saty Marching Band aux cuivres, le groupe réalise un album intense qui invite à une transe joyeuse.
Les sons cristallins et endiablés de la Kora se mélangent à ravir à une guitare aux riffs tantôt funky, parfois reggae avec des incursions dans un rock réjouissant. Sans oublier les cuivres qui nous emmènent aux confins de la salsa et de la rumba. Tout cela sans renier les influences de la culture Mandingue.
Ba Cissoko livre là un de ses meilleurs albums, composé entre deux balances lors d'une tournée en Asie.
Produit par Philppe Heidel ( producteur également des Gypsi Kings, de Khaled et de trois albums d'Indochine), ce dernier a su tirer le meilleur de la vitalité et de l'énergie créatrice du groupe.
C'est donc kora en bandoulière que Ba Cissoko montera sur scène.
« J'aime les concerts et la rencontre avec le public. Çà correspond à l'apprentissage initiatique des griots : on doit jouer devant les villageois. Ma Kora c'est mon instrument, ma culture et mon outil de transmission ».
Entre tradition et modernité, une soirée placée sous le signe du partage et de l'ouverture.
Ba Cissoko
sera également
en concert
le 29 mars
à Babel Med
(Dock des Suds)
En première partie de soirée le groupe de Port de Bouc Naïas ouvrira les festivités à l'occasion de leur premier EP « United Chapacan ».
À la barre Daniel Gaglione (chant et mandole) accompagné par Mathieu Goust (percussions et cœur), Noël Baille (basses et choeur), Malik Ziad (Mandole et choeurs) et Yves Beraud.
A travers leur musique et leurs paroles ils cherchent à transmettre l'émotion et la conscience du monde avec la volonté de faire naître une poésie de la rue.
Pour Nielo (surnom de Daniel Gaglione), Naîas « c'est la possibilité de chanter dans toutes les langues et de danser sur tous les rythmes »...comme de vrai chapacans.
Un groupe à découvrir.