A-part, le festival d'art contemporain des Alpilles

du jeu 5 au mar 31 juil 2012

EXPOSITIONS | Art contemporain

Festival a-part, festival international d'art contemporain dans les Alpilles
Festival a-part, festival international d'art contemporain dans les Alpilles © Festival a-part

Par Patricia Noun

 

Du 5 au 31 Juillet, la 3ème édition du festival international d’art contemporain dans les Alpilles offre à voir 50 propositions d’artistes « a-part », regroupés dans neuf sections : Céramiques contemporaines - México 2012 - Grands et petits véhicules – Discussions animées - Nuits a-part - Émergence 2012 - Incontro - Street artists - In or Out.

Chaque section représente un secteur géographique ; divers lieux des Alpilles, Baux-de-Provence, Tarascon, Mouriès,Saint-Rémy de Provence... afin de faciliter la visite. Installations, propositions, commandes privées et expositions nées du Festival même seront réparties dans toutes ces sections.

Des curateurs invités; personnalités du monde de l’art ont pour rôle de renforcer et de dynamiser les liens entre artistes, partenaires et amateurs d’art. Chaque curateur gère la section dont il est responsable et s'occupe de ses artistes.
Le Festival, projet privé d’intérêt public a pour vocation de porter la dimension contemporaine, éclectique mais aussi généreuse et humaine de l’art ; en soutenant par exemple des projets humanitaires à vocation artistique.

« À mon sens, c'est dans ces moments d’étonnement, ces interrogations et générosités artistiques, que réside l’originalité, la clé de la réussite du Festival. Une succession de points forts qui font de cette 3e édition un opus d’excellence, afin que tous, artistes, publics et collectivités, y prennent plaisir. » Leïla G. Voight -Fondatrice du Festival a-part.

 

Neuf sections artistiques

Waves - Akashi Murakami
Waves - Akashi Murakami © Akashi Murakami

Céramique Contemporaine

Pour Sylvie Caron, la céramique est une passion qui l’a toujours habitée. Présidente de l’association «Les Amis du Festival a-part», qui favorise le lien entre les mécènes, les partenaires privés, les élus, les institutions et le public, Sylvie Caron connait Leïla Voight depuis longtemps. L’idée de dévoiler un nouvel aspect de l’art contemporain par la céramique vient de l’initiative des deux femmes.

« Pour la première année de cette section, j’ai choisi de montrer un panorama de la créativité Artistique contemporaine en France, son renouveau, son ouverture au monde du design, le passage de l’utilitaire au décoratif, le dépassement de la matière pour atteindre l’ultratechnicité, ou comment finalement se libérer de la matière pour mieux y retourner. » Sylvie Caron

Les Baux de Provence accueillent les installations de céramique contemporaine.
Tenebra Lux est l’endroit des promenades imaginaires, ou sont convenus des céramistes contemporains qui ont tous un lien avec la Manufacture de Sèvres, qui, avec le Musée national de la Céramique, devient “Sèvres, Cité de la Céramique”.
Une vidéo projetée en continu et les œuvres de Valérie Delarue sont installées à l’Hôtel de Manville. La vidéo montre le travail de l’artiste ; une perfomance faite au Moulin de Sèvres. Dans l’hôtel, les visiteurs pourront aussi admirer « La Bocca, », canapé de porcelaine réalisé par Bertrand Lavier. Derrière le canapé, une photo de Grace Kelly afin de faire un clin d’œil à l’exposition qui a lieu aux Baux.
L’atelier Serra est la résidence de l’artiste Mandchoue Ye Li, qui fait un travail sur l’archéologie avec des porcelaines. L’atelier est ouvert au public.

Le choix des artistes s’est fait en fonction du travail et de la qualité de leurs œuvres. Sylvie Caron les connaissait déjà, de par sa passion. La section montre la céramique contemporaine dans ses diverses expressions : classique, plus contemporaine…
« Etre curateur, c’est montrer un choix personnel, montrer ce que l’on aime et ce que l’on veut faire aimer au public. » Sylvie Caron

Parcours aux Baux-de-Provence
• Sèvres, une histoire à la française
• Promenades imaginaires
• Artiste en résidence

 
Bertrand LAVIER La Bocca 2006 canapé de porcelaine
Bertrand LAVIER La Bocca 2006 canapé de porcelaine © sevresciteceramique.fr

Les artistes
Christian Astuguevieille
Guy Bareff
Damien Cabanes
Johan Creten
Valerie Delarue
Jean-Pierre Formica
Jean-François Fouilhoux
Kristin Mc Kirdy
Bertrand Lavier
Ye Li
Akashi Murakami
Jean-Charles Pigeau
Elsa Sahal
Flavie Van Der Stigghel
Françoise Vergier
Gabrielle Wambaugh

 
Mona Burqa. Symbolique de la burqa, 2012, 80 x53 cm - Olivier Vauvrecy
Mona Burqa. Symbolique de la burqa, 2012, 80 x53 cm - Olivier Vauvrecy © Olivier Vauvrecy

Emergence 2012

Leïla Voight est curatrice de la section "Emergence", "Grands et petits véhicules", "In or Out" et "Nuits a-part".

La section Emergence est consacrée aux jeunes artistes qui n’ont jamais véritablement exposé et qui manquent de visibilité. Le travail de six nouveaux talents s’installe dans des lieux eux aussi émergents, car nouveaux ou arborant de nouveaux horizons.

Caroline Soyez-Petithomme,
commissaire d’exposition et critique d’art indépendant définit le critère de base de la section : « Choisir des artistes dont la première exposition personnelle en France n’a pas encore eu lieu ou a eu lieu très récemment ; »

Les propositions d’artiste sont bien évidemment en accord avec le lieu.  Des propositions sont en accord avec le Mas de l’Amarine, nouveau restaurant à Saint-Rémy-de-Provence ou encore la Chapelle Notre Dame de Pitié, ou 2 photographes  travaillent sur le thème du temps et de l’intemporalité.  La Chapelle connait un renouveau car elle s’ouvre à de nouvelles propositions.

Parcours d’Aureille au Paradou

• La première exposition

 
Anne OLOFSSON Pavot Blanc, serre d'Auteuil 2011
Anne OLOFSSON Pavot Blanc, serre d'Auteuil 2011 © Anne OLOFSSON

Les artistes
Ghislain Amar
Joël Audebert
Alice Guareschi
Anne Olofsson
DataSpaceTime DST (Lisa Gwilliam, Ray Sweeten)
Olivier Vauvrecy

 
Carton ville, 2010 Huile sur carton - Yvon Taillandier
Carton ville, 2010 Huile sur carton - Yvon Taillandier © Yvon Taillandier

Grands et Petits véhicules

La section est née d’un double sens. Le premier est le sens philosophique que l’on donne au mot véhicule. Le deuxième est le sens propre du terme.
Les artistes ont inventé leurs propres véhicules. La section invite à découvrir les délires et fantasmes d’artistes qui ont, pour l’occasion, réveillé leur âmes d’enfants.

"Si l’art est un véhicule, cette section, à vivre comme la concentration de l’imaginaire des artistes, est prétexte à mieux pénétrer dans leurs univers. Pour une grande part réunis en un lieu patrimoniale de Saint- Rémy-de-Provence, d’autres jalonnent les routes sur une boucle de près de soixante kilomètres dans les Alpilles.Tous signalent les différents étapes de l’itinéraire artistique proposé par le Festival depuis sa création.
Une incitation au délire, au rêve, à la conception de l’objet du désir de l’artiste. Au sacrilège encore, puisque celui qui touche au produit manufacturé pour l’interpréter est forcément coupable. Mais aussi au fantasme du collectionneur qui aspire à pénétrer l’intime de l’artiste. Sur murs, sur terre, en l’air, en intérieur ou extérieur, sur carnets secrets ou œuvres multiples. Grands et petits, nous en rêvons quand les artistes, ces éternels enfants, les font pour permettre, aux amateurs que nous sommes, de ne plus grandir." Leïla G. Voight - Curateur de la section 2012 - Grands et petits véhicules

Parcours à suivre dans les Alpilles au départ de la Fabrique à Saint-Rémy-de-Provence
• Délires d’artistes

 
Studio 21 bis Statue 2012
Studio 21 bis Statue 2012 © Studio 21 bis

Les artistes
Helene Barbe
Etienne Bossut
Ricardo Burt-Riley
Roland De Leu
Baltasar Gulfoss
Marc Nucera
Marcos Marin
Jean-Luc Parant
ORLAN
Marie-France de Saint-Felix
Studio 21bis
Yvon Taillandier
Ma Tselin
Andreas Vanpouck

 
BODY & SOUL - Anne Brunet - Photo: Guillaume Josué
BODY & SOUL - Anne Brunet - Photo: Guillaume Josué © Anne Brunet

In or Out

Ils sont les électrons libres du Festival. Des artistes investissent des lieux, de l’extérieur ou de l’intérieur.  Ils s’imprègnent du lieu et celui-ci devient terre de création.  

Chaque lieu appartient à l’inspiration d’un seul artiste.
Si le lieu est vaste, plusieurs artistes peuvent s’approprier l’espace, comme dans le château des Alpilles.  Il n’y a pas de limite à leur création. Leur proposition artistique peut-être aussi petite que conséquente, le lieu peut être complètement changé comme à peine chamboulé.
Un peintre, un sculpteur et huit artistes plastiques participent aux créations in situ.

Ici et là dans les Alpilles
• Dedans dehors, un lieu un artiste

 
Clara HALTER "Peine perdue(?) - I" installation, Jérusalem 2006 Une des 15 tentes en fibre PVC blanche imprimées du mot Paix
Clara HALTER "Peine perdue(?) - I" installation, Jérusalem 2006 Une des 15 tentes en fibre PVC blanche imprimées du mot Paix © Gil Yohanan

Les artistes
Grimanesa Amorós
Milton Becerra
Anne Brunet
FAZ
Oda Jaune
Carolyn Jordan
Clara Halter
Didier Marcel
Catherine Noury
Jacques Salles
Xavier Spatafora

 
Théorie de la téci Photographie, 2012 - Elsa Mazeau
Théorie de la téci Photographie, 2012 - Elsa Mazeau © Elsa Mazeau

Nuits a-part

Les Nuits aux Carrières des Lumières, ce sont des nuits de musiques électroniques, d’images numériques, de lumières virtuelles, de vidéos et d’interactivité, dans un site naturel classé qui offre l’accès gratuit à ce lieu époustouflant.
Les Carrières sont une installation et un laboratoire unique au monde. 6000 mètres carrés et 70 projecteurs, des techniques de pointe pour la photo, vidéo et  lighting sont accessibles aux artistes.
En collaboration avec la Mairie, le souhait de Leïla Voight serait de faire de certains endroits des Carrières de véritables laboratoires des Arts Nouveaux.

La soirée d’ouverture du 5 Juillet est la soirée de remise du prix « Qwartz Arts Nouveaux Médias 2012 », qui récompense la mise en scène du son, le travail conjoint du son et de l’art. Le prix récompense pour exemple le duo Scénocosme http://www.scenocosme.com/  

S’ensuivent ensuite la soirée « Light & Soul » le 12 Juillet, ou le public pourra vivre une expérience de création en direct.  Jacqueline Daurias présente "Lumières fantômes pour les Baux-de-Provence",  Aurélien Lafargue propose des performances graphiques qui évoluent au rythme de fréquences sonores et Eric Michel propose une œuvre vidéo "Fluo Horizon"qui révèle les Carrières sous un angle futuriste.

3 Nuits « Pixels Power » sont organisées les 19, 20 et 21. Miguel Chevalier développe une création entre art et architecture dans l'espace public.

Le 26 Juillet, un couple de collectionneurs (Michèle et Jimmy Roze) ont « carte blanche » pour faire vivre les Carrières par la vidéo et la photographie.

Mardi 31 Juillet, soirée de clôture pour le festival, avec une installation de 7 vidéos dans l’esprit de celles de l'univers, mais forcément différentes, par Roseline Delacour et une projection d’images du festival.

Cinq nuits artistiques dans les carrières de lumières aux Baux-de-Provence
• Digital Art,Vidéo Art, Electronic Music

 

Les artistes
Miguel Chevalier
Jacqueline Dauriac
Jean Daviot
Roseline Delacour
Aurélien Lafargue
Elsa Mazeau
Eric Michel
Scenocosme (Grégory Lasserre, Anaïs met den Ancxt)

Pose d'un pochoir, 2011 - 50x70 cm - Ender
Pose d'un pochoir, 2011 - 50x70 cm - Ender © Anne Olofsson

Street Artists


Anne Olofsson et Henri Kaufmann dirigent la section « Street Artists ».

La photographe Anne Olofsson  suit les artistes de Street Art depuis de nombreuses années. Elle photographie l’avancement de la vie et des matières végétales et sociétales. Grâce à son amitié avec Leïla Voight, directrice du festival, et par ses contacts dans le monde des arts de la rue, Anne Olofsson est devenue une « curatrice » de la section, avec Henri Kaufman.

Henri Kaufman est marketeur, publicitaire et grand amateur de Street Art. Il est le créateur du Miss.Tic Fan Club. http://henrikaufman.typepad.com/eclectihklog/, qui regroupe aujourd’hui plus de 700 membres.  Henri Kaufman est lui aussi un ami de Leïla et a déjà travaillé pour le festival. Pour cette édition 2012, en plus d’être « curateur » de la section « Street Artists », Henri Kaufman prête sa maison aux artistes, pour l’ "Open Gallery".

Les artistes choisis par les deux curateurs sont des artistes seuls ou des groupes. Ce sont des gens cultivés, qui ont en moyenne d’âge 30 à 50 ans, loin des clichés qui demeurent hélas encore trop présents dans ce domaine artistique. Ce sont souvent des gens qui ont une vraie formation artistique et qui font du Street Art pour le plaisir. Certains en vivent, car le Street Art est un art à part entière. 
Des commandes sont faites pour des maisons de particuliers et certaines toiles sont vendues tels des œuvres d’art impressionnistes ou réalistes. Cela se fait de plus en plus, le Street Art a évolué et a pris « ses lettres de noblesse ». Même si  les artistes ne peuvent se passer de la rue, ou le contact avec le public fait évoluer leur art, il est important que ceux qui le souhaitent puissent espérer en vivre.  Participer aux Alpilles permet de montrer que l’art peut sortir des musées et des galeries. Tout âge confondu, des enfants aux personnes âgées, les gens s’avancent  et s’émerveillent de l’art du graffiti.

Les curateurs ne savent hélas pas à l’avance quels endroits seront consacrés à l’expression artistique des artistes. Ainsi, ils ont privilégié des pochoiristes et des colleurs. Les murs de Saint-Rémy de Provence ; capitale des Alpilles, ne se prêtent pas tous à l’art du graffiti. Les pochoirs des artistes ainsi que les collages permettent de s’exprimer dans une multitude de dimensions.  Leur travail se fait selon l’espace, la lumière, la matière du mur… C’est devant le mur que l’expérience se crée, le tout inspiré de leurs travaux antérieurs, de leur style, de leurs croquis et bien sûr de leur âme d’artiste.  L’Open Gallery permettra aux artistes de créer sur des panneaux de bois, dans un champ, à ciel ouvert. Au Skate Park, les artistes pourront aussi s’exprimer librement.
Pour Anne Olofsson, le terme « curateur » désigne la responsabilité qu’elle porte à ses artistes, elle doit les accompagner pour laisser libre court à leurs créations. Ce n’est pas un travail de surveillance. Au contraire, c’est un accompagnement des artistes dans une Région que certains ne connaissent pas mais aussi une protection. La photographe les accompagnera par ses photographies qui immortaliseront le making-off de leur travail, tout en respectant l’individualité artistique de chacun.
Pour Henri Kaufman, le terme « curateur » renvoi à la  personne qui, dans les musées, s’occupe de choisir les œuvres et les artistes. Il renvoi aussi au fait de choisir des articles et de les partager avec des gens qui ont le même centre d’intérêt. Etre curateur, c’est favoriser le partage avec les visiteurs et les artistes.

En tous lieux à Saint-Rémy-de-Provence
• La vie dans la ville, la ville dans la vie
• Du Street au Skate Parc

 
UN NOUS Sans titre 2009 10ème Biennale de Lyon affichage urbain éphémère
UN NOUS Sans titre 2009 10ème Biennale de Lyon affichage urbain éphémère © UN NOUS

Les artistes
Artiste Ouvrier
Ender
Rafael Gray
Kan/DMV
Kanos
Kouka
Leidylei
Nemi Uhu
Nice Art
Popay
Rero
Mike Sajnoski
Un Nous
Zokatos

 
jardin de payan
jardin de payan

Discussions animées

Le festival a-part aime les questions qui grattent, qui renversent nos trop faciles certitudes et pourtant touchent au cœur non seulement des pratiques artistiques mais de nos préoccupations à tous

Les débats sont proposés sur 2 jours : le 10 et le 18 Juillet.  Les discussions formalisent les dialogues informels du festival, en rapport avec la place de l’art contemporain dans la société d’aujourd’hui.

Le premier débat traite de la dimension politique de l’art contemporain, de la place de l’art dans un contexte politique. Pour exemple, la place du Street art dans le contexte du printemps arabe. « L’art doit-il servir ou mordre la Société ? ».
Avec entre autres invités : Marek Halter, Henri Kaufman, Antono Gallego.

Le deuxième débat du 18 Juillet porte sur le numérique. « Le numérique change-t-il la donne de la création artistique ? ». Comment les artistes utilisent-ils ce nouveau Graal de l’économie dominante mais aussi ce vecteur de bien des révoltes plus ou moins «!Anonymous!»!? Ce nouveau monde digital fait-il de chaque internaute un artiste à sa façon ? Y a-t-il un art du net et des Smartphones!? Cet art électronique, souvent invendable, est-il un moyen de remettre l’utopie au cœur de l’art! ? Parler d’art numérique a-t-il seulement un sens!?
Avec entre autres invités : Miguel Chevalier, un membre du jury des Qwartz et des artistes

Et un troisième débat déambulatoire, "Des archipels perdues aux jardins!: quelles œuvres?" sur le Land Art éphémère qui jusqu'à présent était perdu dans la nature, loin de tout. Aujourd'hui l'art prend place dans les jardins publics ou privés des Alpilles, de France et d'ailleurs. Est-ce la suite d'une même histoire?
Un débat, une visite, un pique-nique avec notamment Jean Daviot et Annie Delay.

Pour Ariel Kyrou, le terme « curateur » n’a pas réellement d’importance. L’intérêt, c’est la passion qu’on porte à cet art, le plaisir qu’on prend, qu’on donne et les questions que l’on se pose. C’est un accompagnement ludique et intellectuel.

Ariel Kyrou a un profil multiple, se définissant lui-même comme un «  agitateur multi-casquettes  ».
Il s’occupe de Moderne Multimédias, qui a entre autres créé www.culturemobile.net, un magazine de réflexion sur l’usage des nouvelles technologies par les artistes. Il en est le rédacteur en chef.
Il est membre du collectif de rédaction Multitudes, une revue de réflexion politique, artistique, sociologique et philosophique. Rédacteur en chef de la rubrique Culture, il s’occupe en particulier de la partie Icône. Il écrit des livres, dont "Google God, Big Brother n’existe pas, il est partout" (Inculte, 2010), "Nous vivons dans les mots d’un écrivain de science-fiction" (Inculte, 2009) et "Paranofictions. Traité de savoir vivre pour une époque de science-fiction" (Climats, 2007)

Ancien journaliste; Ariel Kyrou est passé d’un journalisme pointu sur le monde des idées à une logique de réflexion ayant pour axe certain le numérique et l’art contemporain au sens large.
Il donne aussi des cours universitaires aux Yvelines sur l’histoire des cultures actuelles.
Cet homme dont le parcours professionnel est divers et varié est le curateur de la section « Discussions animées », discussions qui promettent d’être de qualité.

A Maussane-Les-Alpilles, Saint-Rémy-de-Provence et sur la route de Fontvieille
• L’art de rien
• Le numérique en question
• L’art contemporain dans la nature

 
Projet Claudio Parmiggiani
Projet Claudio Parmiggiani © Festival a-part

Incontro con

Nina Rodriguez-Ely est curatrice de la section "Incontro".

Claudio Parmiggiani conçoit une oeuvre permanente dans la nature pour l'abbaye de Pierredon, un domaine privé viticole au coeur des Alpilles. Ce projet débute en 2011 à l'initiative de Leïla Voight qui l'invite à découvrir un site exceptionnel. Il se produit alors une rencontre, celle de Claudio Parmiggiani avec un lieu dans une nature immémoriale, silencieuse et secrète. D'une petite colline telle une architecture antique naît la vision d'une oeuvre s'élevant entre la terre et le ciel, une apparition immatérielle...
Cette oeuvre en cours de réalisation sera présentée au public dans le cadre de la troisième édition du festival a-part en juillet 2012.

A l’abbaye de Pierredon
• Claudio Parmiggiani

 
Drapeaux de la série LA PATRIE, 2010 - Broderies sur velours - 90x150 cm - Demian Flores
Drapeaux de la série LA PATRIE, 2010 - Broderies sur velours - 90x150 cm - Demian Flores © D.R.

México
Alfredo Cruz est curateur de la section México.

-Pouvez-vous déjà nous parler de vous, de votre parcours professionnel ?
Je suis venu en France en 1977 et j’ai fait mes études d’histoire de l’art à Paris, et  j’ai finalement vécu en France pendant plus de 20 ans. C’est donc ici que j’ai commencé ma carrière et entrepris beaucoup de projets d’exposition et d’animation dans différentes régions de France. D’ailleurs j’ai travaillé pendant 3 ans à Avignon. C’est seulement en 2001 que je suis retourné au Mexique et c’est le hasard qui m’a emmené au Yucatan, où je vis maintenant. Je suis professeur dans une école d’architecture et j’organise des expositions d’art contemporain. Mais je reste très attaché à la France. Ma femme est française et mon fils est né  en France, je peux dire que je vis « en français », je pense et je rêve en français la plupart du temps.


-Comment s’est passé votre participation aux Alpilles ? (avez-vous été contacté, avez-vous fait la démarche, connaissiez vous déjà le festival ?)
Il y a déjà quelques années j’ai rencontré Leila Voight  à Mexico, lors d’une rencontre d’art contemporain mais le contact fût fugace. L’année dernière je l’ai revue à Mérida, capitale du Yucatan, et c’est à ce moment là qu’elle m’a parlé du Festival, qui lui teint tant à cœur. J’ai vu le documentaire et les catalogues qui rendent bien compte du caractère « à part » de cet événement  qui mise sur la communication artiste / public et la partie vivante de la création. Puis il ya quelques mois  Leila m’a proposé de participer en tant que « curator » d’une section dédiée au Mexique.

-Pouvez-vous nous parler de votre section et des installations artistiques qui y seront données à voir ?J’ai proposé un choix de 10 artistes, que je connais bien et avec qui j’ai déjà travaillé. J’ai suivi leurs trajectoires dans les 10 dernières années ce qui correspond plus ou moins au temps passé au Yucatan.  Il ne s’agit pas d’une approche régionaliste mais d’une certaine manière je défends l’idée que l’art contemporain peut surgir  à partir d’autres points de la planète et non seulement des grandes capitales culturelles. Dans les deux espace d’exposition, la Chapelle de la Persévérance et le Cloître des Cordeliers à Tarascon il y aura des œuvres très différentes les unes des autres mais  qui ont à la fois des point communs, c’est à dire qu’elles se rattachent à l’histoire  et à la vie du Mexique sans pour autant tomber dans l’illustration facile,  folklorique.  Il y aura de la peinture, des installations, du dessin mais les artistes ne travaillent pas pour la technique en elle même, il y a toujours une grande part de  recherche.

J’ai aussi inclus deux artistes français : Hervé di Rosa et Jean Charles Pigeau. Ils ont travaillé au Mexique et produit des œuvres tout à fait remarquables en rapport avec le pays.

-Que vous évoque le rôle de curateur ?
Dans le mot « curator » ou « curateur » il y a l’idée d’apporter des soins, de prendre en charge quelque chose ou quelqu’un…c’est un terme très récent et  controversé dans les milieux culturels et artistiques. Mais il est vrai que pour faire un projet  il faut faire des choix et les défendre, alors il y aura toujours une part de subjectivité et  d’exclusion. C’est une tâche ingrate et difficile  mais c’est aussi un grand bonheur que de travailler avec des artistes,  de les accompagner  sur certains projets, de dialoguer avec eux. Et finalement le curator est un médiateur entre l’art et le public, il a un rôle de faire voir et faire comprendre mais il ne doit pas pour autant imposer son point de vue, après tout dans l’art il  y a une grande part de subjectivité.

Parcours de la proue des Alpilles au cœur de Tarascon des abords de la chapelle Saint-Gabriel jusqu’au couvent des Cordeliers
• Entre idas y vueltas

 
Jean Charles Pigeau AKADE La Verrière Bruxelles 2011 sculpture produite par la Fondation Hermès
Jean Charles Pigeau AKADE La Verrière Bruxelles 2011 sculpture produite par la Fondation Hermès © Alain Renk

Les artistes
Edgar Canul
Beatriz Castillo
Marcela Diaz
Hervé Di Rosa
Demian Flores
Yolanda Gutierrez
Paloma Menéndez
Jean-Charles Pigeau
Oswaldo Ruiz Chapa
Emilio Said

 

Programme

5 juillet : 19h30-23h30 : Nuits a-part
Carrières de Lumières, les Baux-de-Provence  (ouverture du festival et remise du prix Qwartz)

6 Juillet : 18h30-23h00 : Street Artists
Maison du village, Saint-Rémy-de-Provence (vernissage)

7 Juillet : 12h30 – 20h : Street Artists
Open Galerie, Saint-Rémy-de-Provence (journée d’art en direct)

8 Juillet : 11H30 – 17h : In or Out
Bureau du festival, Marrel, Saint-Rémy-de-Provence (brunch)
18h30 – 23h30 : Street Artists
Skate Park, Saint-Rémy-de-Provence (Nuit du Park)

9 Juillet : 19h – 23h30 : Céramique contemporaine
Place de l’église, Les-Baux-de-Provence (vernissages)

10 Juillet :
11h-12h: In or Out
Mairie, Maussane-les-Alpilles (vernissage)

12h-13h: In or Out
Mairie, Mouriès (apéritif)

18h-21h: Discussions animées
Hôtel de lʼImage, St-Rémy-de-Provence ! (Lʼart doit-il servir ou mordre la société ?)


11 Juillet : 19h30 – 23h : In or Out
Château des Alpilles, Saint-Rémy-de-Provence (vernissage)

12 Juillet : 19h30 – 23h30 : Nuits a-part
Carrières de lumières, Les-Baux-de-Provence (Light &Soul)

13 Juillet : 17h30-19h30 : México 2012
Cloître des Cordeliers, Tarascon (vernissage)
19h30 – 21h30 : Chapelle de la Persévérance, Tarascon (vernissage)

15 Juillet :11H30-15h30 : Chapelle Saint-Gabriel, Tarascon (pique-nique « Cochinita Pibil »)


16 Juillet : 16h30 – 18h : In or Out
Oustau de Baumanière, Les-Baux-de-Provence (café gourmand)

17 Juillet : 18h30 – 20h30 : Emergence
Mas de l’Amarine, Saint-Rémy-de-Provence (vernissage, puis dîner sur réservation)

18 Juillet : 18h30 – 20h30 : Discussions animées
Hôtel de l’Image, Saint-Rémy-de-Provence (le numérique change-t-il la donne de la création ?)

19 Juillet : 19h30 – 23h30 : Nuits a-part
Carrières de Lumières, Les-Baux-de-Provence
(vernissage, Power Pixel 2012)

20 Juillet :19h30 – 23h30 : Carrières de Lumières, Les-Baux-de-Provence (Power Pixel 2012)

21 Juillet : 18h30 – 22h30 : Grands et petits véhicules
Hôtel de l’Image, Saint-Rémy-de-Provence (vernissage)
19h30 – 23h30 : Nuits a-part
Carrières de Lumières, Les-Baux-de-Provence (Power Pixel 2012)

22 Juillet: 11h30 : Grands et petits véhicules (Procession artistique)
l’Hôtel de l’Image, Saint-Rémy-de-Provence (départ)
21h30 : Champs d’Altaves, Saint-Etienne-du-Grès (arrivée)

23 Juillet : 11h30 – 15h30: In or Out
Chapelle Notre-Dame de la Pitié, Saint-Rémy-de-Provence (vernissage)

24 Juillet : 17h30 – 19h30 : In or Out
Chapelle Jean-de-Renaud, Saint-Rémy-de-Provence (finissage)

25 Juillet : 13h30 – 15h30 : Discussions animées
Jardins de Payan, Tarascon route de Fontvieille (Pique-nique sur réservation)
15h30 – 17h30 :Visite des Jardins (Henri Moati fait parler les arbres)
17h30-19h30:Discussion (de l’art et des jardins)

26 Juillet: 19h30 – 23H30 : Nuits a-part
Carrières de Lumières, Les-Baux-de-Provence ( Carte blanche à un couple de collectionneurs)

27 Juillet – 12h30 – 18h30 : In or Out
Domaine de Dalmeran, Saint-Etienne-de-Grès (Une journée sur l’herbe)
Pique-nique (sur réservation)

28 Juillet : 18h30 – 22H30 : Incontro con
Abbaye de Pierredon, col du dester, Mouriès (vernissage)

29 Juillet : 18h30 – 21h : Céramique contemporaine (vernissage)
Atelier Serra, Baux-de-Provence

30 Juillet : 18h -20h30 : Discussions animées
Hôtel de l’Image, Saint-Rémy-de-Provence (discussion autour de l’œuvre de Claudio Parmiggiani)

31 Juillet : 19h30 – 23h30 : Nuits a-part
Carrières de Lumières, Les Baux de Provence (Clôture du festival)

 

Informations pratiques

Dates
  • du jeu 5 au mar 31 juil 2012
Tarifs
entrée gratuite

à voir aussi...

Van Gogh Gauguin © G. Iannuzzi - M. Siccardi
lire la suite

Lumière sur Van Gogh et Gauguin

du ven 30 mar 2012 au dim 6 jan 2013

EXPOSITIONS | Photographie

Au coeur des Alpilles, les monumentales Carrières de Lumières accueillent des spectacles multimedia uniques au monde. Depuis le 30 mars dernier et jusqu'au 6 janvier 2013, découvrez le...

 
visitez notre page facebook RSS
 
Vous recherchez
un événement ?
un acteur culturel ?
un lieu culturel ?
Culture 13 TV transhumance