Photographies de Marie-Paule Nègre
Réalisation de l'exposition, François Tisseyre
Installation sonore, Bastien Boni
A fleur de l ’eau est une exposition construite depuis plusieurs années autour de l’eau appréhendée comme un monde différent où la photographe se construit un autre paysage et produit des images nouvelles. Les certitudes techniques, artistiques et sensorielles, les points de repère « terrestres » sont remis en question.
Inscrite dans une grande tradition du reportage, Marie-Paule Nègre perpétue la lignée des photographes de l’instant. Elle reçoit le Prix Nièpce en 1995 qui vient récompenser sa carrière vouée pour beaucoup au témoignage social et aux sujets de société.
Une autre manière de parler de l’eau et du rapport que les hommes entretiennent avec cet élément (environnement, bienfaits sur le corps et l’esprit…).
Marie-Paule Nègre explore par la photographie cette matière, cet univers, cette transparence. Plongeant tout corps dans l’eau dans diverses situations, elle expérimente la lumière, l’espace, la gravité, le mouvement et confronte ses techniques à l’imprévisible et étrange transformation aquatique.
Après avoir suivi l’apprentissage de bébé nageurs, l’entraînement de futurs cosmonautes, les progrès d’un groupe d’aquaphobes, depuis les rivages de la Foride jusqu’aux piscines parisiennes, en passant par les bains hongrois ou une centrale électrique,
Marie-Paule Nègre s’apprête à continuer à filer cette métaphore du monde dans différents contextes et dans différentes régions (thérapie de l’autisme et de l’aquaphobie par la rencontre de dauphins, accouchements dans l’eau…).
« L’eau c’est le rire, les plaisirs innocents, la spontanéité. On s’esclaffe, on s’éclabousse, on chahute. L’eau c’est les jeux de lumière entre transparence et opacité. L’eau c’est la déformation des images mais aussi des sons. L’eau c’est un cocon, la poche fœtale, un univers qui fascine et parfois fait peur. »
L’exposition est articulée autour de 4 thèmatiques en explorant par la photographie cette matière, cet univers, cette transparence de l’eau en y plongeant différents corps dans diverses situations. Elle expérimente la lumière, l’espace, la gravité, le mouvement et confronte ses techniques à l’imprévisible et étrange transformation aquatique
L'aquaphobie
Nombreux sont ceux et celles qui ne peuvent se baigner ni en piscine ni en mer en raison de peurs viscérales et handicapantes. Impossible pour eux de profiter pleinement de vacances au bord de l’eau.
Pour aider à surmonter cette phobie, sont organisés des stages d’un week-end en piscine ou d’une semaine à l’île Maurice. Les maîtres nageurs de l’association “Le pied dans l’eau”qui les organisent font des miracles et parviennent avec une technique spécifique à guérir ces phobies handicapantes.
Le bien-être
Lieu magique qui mêlent Nature, Corps et Esprit, l’eau est empreinte d’une philosophie de vie qui aide à se retrouver, à se recentrer sur nous-même, dans une atmosphère cocoon qui éveille nos sens et joue avec les quatre éléments naturels, l’eau, l’air, le feu, la terre pour redécouvrir l’équilibre essentiel qui est en nous.
La solarisation
La technique de la solarisation employée est une brève exposition du papier photographique provoquant l'inversion des valeurs d'ombre et de lumière.
Marie-Paule Nègre a construit un travail, avec une effervescence incroyable, autour des gouttes d’eau par le biais d’une experimentation inventive, la solarisation.
Un système de goutte à goutte, le « Droporkestar », créé par Bastien Boni, complice de la solarisation est l’echo des photographies de Marie-Paule Nègre.
Eau et travail
Les énergies renouvelables seront amenées à se developper. Parmi elles, l’eau est en première place dans la production française.
A travers un reportage photographique de divers espaces, avec des cadrages exceptionnels, Marie-Paule Nègre a étudié ce rapport entre l’eau et le travail: les barrages hydrauliques, les centrales nucéaires, les usines marémotrices, le centre de formation La Perollière à Lyon, les centrales hydrauliques...
Inscrite dans la grande tradition du reportage, membre de la fondation Leica, Marie-Paule Nègre perpétue la lignée des photographes de l’instant.
Cofondatrice de l’agence MÉTIS en 1989, elle reçoit le Prix Nièpce en 1995 qui vient récompenser sa carrière vouée pour beaucoup au témoignage social et aux sujets de société.
Un de ses premiers grands travaux a été réalisé dans les milieux du jazz, mettant en image les musiques intimes de Barney Willen, Michel Portal, Cameron Brown ou Martial Solal…qu’elle exposera ensuite au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1985.
Elle se consacre plus tard pendant 10 ans à un reportage au long cours sur les franges de l’exclusion, Contes des Temps Modernes ou la Misère Ordinaire . Ce travail trouvera son aboutissement durant le Festival international Visa pour l’Image 1999 à Perpignan où il fit évènement (relayé entres autres par un éditorial du journal Le Monde).
Par ailleurs, Marie-Paule Nègre construit depuis plusieurs années un travail autour de l’eau, qui lui a valu de nombreuses reconnaissances au travers d’expositions, de prix et de publications.
Très sensible à ce thème dans toutes ses caractéristiques (environnement, bienfaits sur le corps et l’esprit,…), elle appréhende cet élément comme un monde différent, où le photographe se construit un autre paysage afin de produire des images nouvelles.
Vendredi 30 mars 2012 à 18h30
Espace photographique de la Bibliothèque départementale (1er étage)
Concert Sol’eau
Compositeur, contrebassiste et improvisateur, Bastien Boni propose une création musicale sur l’idée d’immersion sonore en lien avec l’exposition.
Pour ce sujet Bastien Boni propose une musique universelle et sans frontières faisant place à l’imaginaire, en combinant compositions et improvisations.
Pour cette création il utilisera un dispositif sonore développé sur l’idée d’immersion.
Ainsi que la complicité de l’installation sonore « Droporkestar » développé dans le cadre de l’exposition permanente sur l’Eau.
Avec le soutien du GMEM - centre national de création musicale de Marseille
Espace d’exposition de la Bibliothèque départementale (1er étage)
Du 7 février au 30 juin 2012, du lundi au samedi de 10h à 18h.
Visites commentées gratuites
Renseignements : 04 13 31 82 00
Les visites commentées sont organisées avec le concours de l’association En Italique (médiation culturelle, le Centre d’interprétation de liaison, Art en signes et Retina France).